Comment s'articule l'analytique sur Vome : indicateurs sources, KPI, objectifs et vues

Indicateurs sources, KPI et objectifs

Aperçu

Les rapports disent ce qui s'est passé. L'analytique en fait un chiffre que vous suivez dans le temps, avec une cible en face.

Quatre éléments font le travail, et ils s'empilent dans un ordre fixe. Connaître cet ordre, c'est l'essentiel : beaucoup de gens cherchent comment créer un objectif tout seul, et cette possibilité n'existe pas. Cet article s'adresse aux administrateurs.

1. Comment tout s'articule ?

  • Indicateur source. Ce que vous mesurez, défini une seule fois. Il peut compter les utilisateurs actifs, les heures, les soumissions, ou un chiffre que vous construisez avec une formule.
  • KPI. Une lecture d'un indicateur source : quoi compter, sur quelle période, affiché comment. Un indicateur source peut porter autant de KPI que nécessaire.
  • Objectif. Une cible posée sur un KPI. Un nombre, un pourcentage, des heures, des jours, un ratio ou une croissance.
  • Vue. Un tableau de bord. Vous choisissez quelles cartes KPI s'y trouvent et dans quel ordre.

Lisez cela comme une chaîne : un objectif appartient à un KPI, et un KPI appartient à un indicateur source.

2. Pourquoi l'ordre compte-t-il en pratique ?

Parce que modifier un indicateur source se répercute sur chaque KPI et chaque objectif bâti dessus.

C'est le but de cette structure, pas un effet secondaire. Changez une fois ce que veut dire « utilisateur actif », et tous les tableaux de bord qui s'en servent se mettent à jour. L'alternative, ce sont neuf tableaux de bord qui définissent chacun la notion un peu différemment et se contredisent discrètement.

3. Quelle différence entre un indicateur source et un KPI ?

L'indicateur source est la définition. Le KPI est une question que vous lui posez.

Un indicateur source pour les heures consignées peut porter un KPI pour ce mois-ci, un autre pour l'année en cours, et un autre comparant ce trimestre au précédent. Même définition, trois lectures. Si vous vous surprenez à créer un deuxième indicateur source qui mesure la même chose sur une autre période, c'est un deuxième KPI qu'il vous fallait.

4. Puis-je construire un chiffre qui nous est propre ?

Oui, et c'est ce que la plupart des organisations exploitent le moins.

Un indicateur d'impact peut additionner les questions numériques de votre banque de questions de sélection : repas servis, élèves accompagnés ou animaux replacés deviennent alors un vrai chiffre à présenter à un bailleur de fonds.

Seules les questions numériques sont proposées. C'est volontaire : additionner une réponse textuelle est la façon dont un chiffre d'impact devient discrètement une fiction.

5. Si je modifie le formulaire plus tard, mes anciens chiffres changent-ils ?

Non, et il vaut mieux le savoir avant de s'en inquiéter.

Une valeur d'impact est conservée telle que la personne l'a vue au moment de sa soumission. Changez le formulaire la saison prochaine et les chiffres de la saison passée restent exactement tels qu'ils ont été rapportés. Vous pouvez améliorer vos questions sans réécrire votre propre historique.

6. Qu'est-ce qu'une vue personnalisée ?

Une vue est un tableau de bord que vous construisez vous-même. C'est le moment où l'analytique cesse d'être un tas de chiffres pour devenir quelque chose que vous lisez vraiment.

Vous la nommez, vous y ajoutez les cartes KPI voulues et vous ordonnez ces cartes. Rien ne vous empêche d'en avoir plusieurs : une pour le conseil, une pour la réunion hebdomadaire, une pour un seul programme. Un même KPI peut figurer sur plusieurs vues, car une vue est une sélection et non un contenant.

Les vues se partagent aussi. L'accès se règle par vue, avec deux niveaux à connaître : Lecture seule, où la personne peut consulter sans modifier, et l'accès en modification, où elle peut changer la vue et ses KPI. Donnez à une coordination un accès en lecture seule au tableau de bord de son programme : elle obtient les chiffres sans pouvoir les redéfinir.

7. Comment faire d'une vue ma vue d'accueil ?

Ouvrez la vue et utilisez Définir comme accueil. Dès lors, c'est cette vue qui s'ouvre quand vous entrez dans l'Analytique, au lieu d'y naviguer chaque fois.

Choisissez celle que vous consultez le plus souvent, pas la plus impressionnante. Si vous vérifiez le taux d'absence tous les lundis, c'est elle votre vue d'accueil, même si le tableau de bord du bailleur de fonds a demandé plus de travail.

8. Une vue d'accueil, est-ce la même chose qu'épingler des KPI à mon tableau de bord ?

Non, et la confusion est fréquente.

  • Définir comme accueil décide sur quelle vue l'Analytique s'ouvre. Cela vous concerne, à l'intérieur du module.
  • Épingler des KPI à votre tableau de bord place des cartes KPI individuelles sur la page d'accueil administrateur, l'écran où vous atterrissez en vous connectant. Tout ce qui est coché y apparaît ; décochez pour en retirer un.

Les deux servent à des moments différents. La vue d'accueil, c'est pour quand vous êtes allé consulter vos chiffres exprès. Les KPI épinglés, c'est pour les chiffres que vous voulez voir que vous soyez allé les chercher ou non.

Une organisation peut aussi épingler un KPI à la page d'accueil des administrateurs de son choix, pour qu'un chiffre que tout le monde devrait suivre leur parvienne sans que chacun ait à le configurer. Un KPI épinglé ainsi par l'organisation ne peut pas être retiré par la personne.

9. Par quoi commencer concrètement ?

Partez des chiffres qu'on vous réclame, pas de ceux qui sont les plus faciles à produire.

  • Pour un conseil ou un bailleur de fonds : un indicateur source par chiffre demandé, un KPI sur la période voulue, l'objectif auquel on vous tient, et une vue regroupant ces cartes.
  • Pour vos propres décisions : choisissez deux chiffres qui changeraient vraiment une décision, comme la rétention ou le taux d'absence. Un indicateur source et un KPI pour chacun, sur un seul tableau de bord, défini comme accueil.

En ajouter davantage avant de les avoir consultés deux fois, c'est ainsi que l'analytique devient du papier peint.

10. Ai-je vraiment besoin de l'analytique ?

Franchement non. Beaucoup d'organisations fonctionnent très bien avec les rapports seuls.

La différence tient à la question posée. Les rapports répondent à « que s'est-il passé », ce qui suffit quand on vous demande une liste. L'analytique répond à « est-ce que ça s'améliore », ce qui exige le même chiffre mesuré de la même façon dans le temps. Si personne ne pose la seconde question, passez votre tour. Les indicateurs sources peuvent lire les données passées quand vous vous y mettrez : attendre ne vous coûte rien.

Résumé

  • Indicateur source, puis KPI, puis objectif, puis vue. Un objectif est une propriété d'un KPI, pas quelque chose qui se crée seul.
  • Modifier un indicateur source met à jour tous les KPI et objectifs bâtis dessus : c'est pourquoi les définitions vivent à un seul endroit.
  • Un indicateur source peut porter plusieurs KPI. Une autre période, c'est un nouveau KPI, pas un nouvel indicateur.
  • Les indicateurs d'impact additionnent les questions numériques de votre banque de questions, et elles seules.
  • Les valeurs d'impact sont figées telles que soumises : modifier un formulaire ne réécrit jamais le passé.
  • Une vue personnalisée est un tableau de bord que vous nommez, remplissez de cartes KPI et pouvez partager, en lecture seule ou en modification selon la personne.
  • Définir comme accueil choisit la vue sur laquelle l'Analytique s'ouvre. Épingler des KPI place des cartes sur la page d'accueil administrateur. Ce sont deux choses différentes.
  • Construisez les chiffres qu'on vous demande, et arrêtez-vous à deux s'ils sont pour vous.

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